2. KALAW – LAC INLE : du trek, du bateau et des moustiques

(05/05/18 – 12/05/18)

Nous voilà dans les montagnes birmanes, à 1300 mètre d’altitude dans le village de Kalaw. C’est le point de départ que nous choisissons pour trekker jusqu’au Lac Inle. Un peu au hasard et après avoir checker les avis sur internet nous décidons de partir avec une agence qui propose des treks privés de 3 jours et 2 nuits chez l’habitant. C’est donc parti pour 50 km à travers la montagne avec en ligne de mire le lac Inle. Nous faisons la rencontre de notre guide Aung… (petite aparté sur les prénoms : en Birmanie la tradition veut que le choix du prénom dépende du jour de naissance, car le calendrier astrologique birman associe à chaque jour de la semaine des lettres. Ainsi, quelqu’un né un lundi devra porter un prénom commençant par la sonorité « ka ou Ha ». Et autre particularité, ici ils ne portent pas de nom de famille).

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Un début de ballade prometteur…

En chemin, notre guide nous explique que nous prenons une nouvelle voie qui est encore peu emprunté par les autres agences de trekking. Et cela se confirme puisque nous croisons seulement 2 autres voyageurs en 3 jours…

Au cours de la ballade les paysages changent beaucoup. Nous débutons dans une forêt de pins, pour atterrir au sommet d’une montagne donnant sur un panorama montagnard, puis nous poursuivons dans les rizières asséchées. Nous sommes à quelques semaines de la mousson et les paysages sont arides, pourtant on peut se rendre compte des dégâts que peut occasionner la mousson avec les énormes gouffres laissés par les éboulements de terrain. Les villages que nous traversons ont la particularité d’avoir un sol en terre rouge.

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Au cours de notre trek nous nous arrêtons dans 4 homestays pour déjeuner, dîner et dormir. Pour la cuisine c’est notre guide qui s’y colle. Malgré plusieurs tentatives pour lui proposer notre aide, il préfère cuisiner seul. De même pour manger à chaque repas nous nous retrouvons seuls à table, notre guide et nos hôtes mangent après nous et finissent même nos restes. Carrément mal à l’aise au début, nous avons compris par la suite qu’il ne fallait ni insister pour aider à cuisiner ni insister pour manger avec eux. Nous avions des avis sur internet semblables à notre expérience. Un peu dommage, mais si telle est la culture, on respecte.

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Notre cuisinière dans sa cuisine tout équipée

On prend donc le temps de se poser à l’extérieur des maisons pour observer les fermiers qui rentrent des champs avec leur buffles ou encore les enfants qui prennent leur douche au puits. Pour nos nuits chez l’habitant, nous prenons place la première nuit sur des nattes en bambous et des couvertures. Et comme les murs de la maison sont en nattes de bambou aussi et qu’il n’y a pas de carreau aux fenêtres autant vous dire qu’on entend tout : des ronflements des habitants aux déjections et flatulences des buffles qui dorment au pied de la maison. Pas grave on dormira mieux plus tard ! Comme nous ne partageons pas de repas avec nos hôtes il est difficile de créer du lien avec ces familles qui malgré tout nous adressent de grands sourires dès que nous les croisons. Pour autant nous gardons en mémoire notre petit papy, hôte du premier homestay, qui lui n’hésitait pas à venir vers nous. En voyant Justine soigner ses cloques de la veille, il est venu nous montrer sa belle coupure au doigt faite à la machette ! Mmmh ! Tout content de son pansement plastique fait par Justine, il nous adresse son plus beau sourire!

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Notre petit papy en train d’embêter les vaches  🙂

Après avoir avalé 50km en deux jours, une petite douche s’impose… notre guide nous avait dit « free water » pour la dernière nuit… et effectivement nous avons eu « free water » (un grand bac d’eau entre 4 planches dans le jardin) ainsi que « free moustiques » !

Pour le dernier jour, nous mettons nos réveils à 4h pour prendre la pirogue et voir le levé de soleil sur le lac Inle. Depuis un peu plus de deux mois que nous sommes partis nous en avons tenté plusieurs des levés de soleil avec un taux d’échec plutôt élevé. Mais pour le coup notre levé de soleil sur le lac Inle est le plus beau que nous ayons fait depuis le début de ce voyage. A cette heure ci le calme règne sur le lac, seuls quelques pêcheurs s’activent. On reste là, posés, sans bruit à regarder le spectacle. C’est beau.

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Sunrise…
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Un pêcheur du lac Inle au petit matin

 

Une fois le soleil levé il fait vite chaud. On s’arrêtera ensuite à quelques stops autour du lac qui relèvent de l’attrape touriste mais bon c’est le jeu !
Sur la route du retour, notre pirogue passe par les jardins flottants : ici les tomates et les concombres poussent au-dessus de l’eau ! On voit également de nombreux bateau revenir avec des paniers remplis de ces cultures insolites!

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Avec notre guide et notre boat man sur le Lac Inle

Afin de nous remettre de nos émotions du trek, nous restons 3 jours à Nwengue Shew, ville qui borde le lac. Pendant que Justine reprends des forces (manque de sommeil + rhume + 40 piqûres de moustique = Justine Kapout !), Antonin part arpenter la ville et les bords du lac….
Antonin profite ainsi de cette journée off pour enfiler encore quelques kilomètres de marche à travers la ville. Cette fois ci, pas de carte ou de maps.me : il décide de vagabonder un peu au hasard. Quel plaisir d’arpenter les quartiers totalement non touristique de la ville à une allure bien tranquille : les gens sont adorables, font coucou, les enfants vous observent comme si vous étiez un extra terrestre et vous disent bonjour « mingalaba » avec des yeux ronds. Presque plus dépaysant que lors du trek !
Le dernier jour nous entamons une sortie vélo autour du lac qui est une des activités typique de la ville. Après avoir fait 1/5 du chemin nous comprenons que l’activité correspond plutôt à un tour de point d’intérêt à pont d’intérêt sur une route degueulasse avec des camions et sans aucun point de vue. Enfin on imagine puisqu’on se décourage vite et on laisse tomber cette virée (et en discutant à l’auberge… nous ne sommes pas les seuls). On finit plutôt notre journée par une dégustation de vins birman pas vraiment bonne (fallait s’en douter!)…

Nous sommes ravis de notre trek et de notre levé de soleil au Lac Inle. Nous repartons avec des images pleins la tête et nous laissons derrière nous nos courbatures de trek et nos piqûres de moustiques (enfin pas tout à fait) pour partir direction Bagan !

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