Pékin (Beijing) : Une bonne dose d’Histoire de Chine

Après Shanghai et Xi’an nous continuons notre aventure à Pékin, cette fois-ci sans Tim. Notre ami nous aura permis de bien nous acclimater au pays et nous avons adorés commencer le séjour avec lui.

Nous entamons dès notre arrivée (suite à un vol tumultueux et un survol de la piste d’atterrissage pendant une bonne vingtaine de minutes à cause des vents violents) par la visite de la tour de la cloche et de la tour du tambour. Nous décidons de monter la tour de la cloche et nous nous rappelons en montant les centaines de marches que nous avons montés la veille au mont HuaShan. L’intérêt de l’ascension est limité mais la place entre les deux tours est mignonne. Nous poursuivons notre journée avec un tour dans le Hutong et ses murs gris. Une première journée assez calme avant d’entamer les vraies réjouissances de Pékin : la cité interdite !

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Entrée ce la cité interdite

L’entrée principale de la cité interdite se situe sur la place Tian’anmen. Lourd de son histoire, la place ne nous impressionne pas plus que ça. Malgré son style soviétique et ses contrôles policiers draconiens, la « plus grande place du monde » ne nous parait pas si immense ! Ce qui nous semble immense au contraire se trouve sur la façade de la cité interdite : pour pénétrer dans le bâtiment impossible d’éviter l’immense portrait de Mao qui semble vous regarder et devant laquelle la foule passe mais ne peut s’arrêter. Une fois à l’intérieur nous nous rendons vraiment compte de l’immensité du site. C’est une succession de salles sacrées, de cours intérieures, de chemins détournés… il suffit de s’écarter de la foule pour se retrouver seuls en compagnie des gardes. Au final, nous préférons traîner dans les zones « les moins intéressantes » plutôt que dans « l’autoroute centrale » où il est possible d’observer une succession de salles sacrées devant lesquelles il faut se battre pour apercevoir la moindre statue.

Nous sortons encore un peu d’argent pour visiter la salle des horloges (nous nous apercevrons sur la suite de notre séjour à Pékin qu’il est assez répandu de faire payer des suppléments pour visiter des lieux en plus sur les sites touristiques, qui ne sont pas accessibles avec le billet de base).  Nous ne sommes pas des pro de l’horlogerie mais certaines pièces sont vraiment jolies.

Nous finissons la visite de la cité interdite par une petite grimpette de la colline au charbon qui mène à un point de vu panoramique de l’ensemble de l’édifice, en compagnie d’un Bouddha contemplant le palais.

Nous reprenons ensuite le métro pour une visite du temple des Lamas – d’inspiration tibétaine cette fois-ci. Ce temple symbolisant le lien entre la Chine et le Tibet vaut surtout pour son calme et son odeur d’encens, mais sa pièce maîtresse est une statue de Bouddha de 18 mètres, colorée et rentrant difficilement sur une seule et même photo !

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Temple des Lamas

Nous finissons la journée dans un petit restaurant dans lequel notre méconnaissance totale du mandarin nous obligera à manger 40 raviolis… alors que nous n’en voulions que 4 ou 5 !

Faut-il en tirer un lien de cause à effet, mais Antonin est malade toute la nuit (avec probablement petite montée de fièvre) et nous décidons de ne pas aller dès le lendemain sur la grande muraille. Nous choisissons à la place de nous rendre au palais d’été (pour être plus précis : vers 11h Justine tire Antonin du lit, blanc comme un linge).

Le Palais d’été est un immense parc rempli de temples, de bâtiment avec cours intérieures, patios, etc… Nous pourrions y passer un moment calme et paisible mais c’est sans compter sur la multitude de sorties scolaires qu’il y aura ce jour là. Justine sera presque « sauvagement agressée » par une horde terrible de lycéennes en uniforme voulant ardemment prendre une photo avec elle !

Une particularité de l’endroit est un bateau de marbre… mais Antonin est si faible que la marche jusqu’à ce petit navire aura raison de ses forces et nous rentrons à la Guest House pour nous reposer un peu : demain, une longue journée nous attend – nous allons à la grande muraille de Chine ! ! !

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Un bateau en marbre ? Ca flotte ça ?

Le lendemain, nous quittons donc notre lit aux alentours de 6h pour partir vers la Grande muraille de Chine. Tim nous avait conseillé le site de Mutianyu – moins fréquenté que le site de Badalong et avec une partie de muraille non restaurée avec la forêt reprenant ses droits. Le plan est plutôt séduisant!

Nous étions un peu prévenu mais le chemin jusqu’à la muraille fut long et semé d’embûches. A moins de passer par tour operator, se rendre sur le site de Mutianyu n’est pas chose simple. On nous indique un bus puis une navette pour se rendre sur place. Arrivés à la gare routière, de nombreux rabatteurs indiquent volontairement de mauvaises directions. Après plusieurs tentatives, nous faisons confiance à des agents de la gare routière en uniforme… raté! Après 30 minutes de bus au beau milieu de l’immense périphérique de Pékin, nous voyons au loin le bon bus allant vers le site de Mutianyu, tandis que notre bus prend une toute autre direction! OhOh! Il s’avère que notre bus allait plutôt au milieu de nulle part et qu’une fois arrivé au milieu de nulle part, le chauffeur de bus s’arrête et laisse monter des chauffeurs de taxi qui font signe aux 2 seuls touristes (nous) de descendre! Perdus au milieu de nulle part pas le choix de prendre le taxi pour rejoindre Mutianyu… commence alors une négociation en « franglaichinois » sur un bout de papier sur le prix de la courses. Justine a bien failli lui faire bouffer son morceau de papier, mais bon c’était notre seul moyen de rejoindre la grande muraille! Rien de très grave (une perte d’une quinzaine d’euros au final) mais toujours énervant d’être pris pour un pigeon. D’autant que le traquenard continue, et que le chauffeur de taxi insiste une fois sur place pour qu’on prenne les billets pour la grande muraille avec lui! La petite Justine faut pas trop la chauffer, et alors que notre chauffeur de taxi nous escorte de manière un peu forcé jusqu’au guichet pour prendre les billets, Justine dit à Antonin de faire dispersion et de courir se cacher aux toilettes pour que ce chauffeur de taxi à la noix nous laisse tranquille! Et c’est gagné! Ouf! Enfin tranquille! Finalement on se rendra compte que pour repartir du site aucune navette n’est indiquée pour retourner à Pékin. On aura compris : le tour operator fait parfois gagner pas mal de temps !

Et la grande muraille dans tout ça ? Bah c’est trop bien!!

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Seul sur la muraille !

Après avoir réglés nos droits d’entrée, traversés une succession de magasins à touristes (et même un Burger King au pied de la muraille) nous prenons un télécabine pour monter jusqu’à la muraille. Malgré nos mésaventures nous arrivons tout de même de bonne heure (et de bonne humeur?) au sommet et avons le temps de profiter sans être écrasés par la foule et la chaleur.

La muraille est rénovée sur quelques kilomètres seulement. La panorama est très beau : au loin nous voyons quelques parcelles de la grande muraille non restaurées et au niveau desquels la nature reprend ses droits. Nous traversons quelques tours de guets et montons quelques centaines de marches (encore !). Nous nous dirigeons jusqu’à une extrémité de la muraille (à partir de laquelle notre ami Tim nous avait dit que nous pouvions continuer sur la partie non restaurés) mais malheureusement l’accès est dorénavant fermée. Après avoir bien sués pour monter jusque là, nous arrivons sur un poste de guet ayant 3 façades sur 4 murées… impossible d’aller plus loin.

C’est quand même assez fou d’avoir foulé cette fameuse grande muraille de Chine dont on entend parlé depuis tout petit… une fois sur cette grande muraille et bien on se sent tout petit!

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Vue sur la muraille

Nous arpentons donc la muraille en sens inverse puis redescendons enfin par le télécabine (et nous avons le privilège de prendre le même télécabine que Bill Clinton le jour de l’inauguration en 1998 ! ! ouai ouai c’était écrit dessus en gros!!).

Après une dernière soirée sur Pékin (durant laquelle il aura été bien difficile de trouver à manger pour Antonin – son estomac et son odorat rejetant par principe toute nourriture Chinoise suite à sa tourista) nous quittons la Chine.

Le voyage aura été surprenant, sacrément dépaysant et très gourmand 🙂

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